BetiZFest 2019

Comme chaque année en avril depuis maintenant 17 ans, la ville de Cambrai rime avec Betizfest, festival rock-metal alternatif du printemps, qui se déroule sur deux jours et qui est devenu une véritable référence nationale.
D’année en année, le Betizfest régale avec sa variété de genres, et pour cette édition encore, le plat servi était royal comme ont pu le constater les quelques 5000 festivaliers présents sur les deux jours.

Le BetizFest n’est pas « prisonnier » d’un genre, c’est sa particularité première et certainement ce qui fait son succès. Le Betiz Fest, c’est également une orga béton. 16 éditions dans le cornet, ça rend pro. On a beau chercher, pas de faille, que ce soit au niveau de la programmation, riche et variée à chaque édition, du son et des light, toujours réglés aux petits oignons, sans oublier le côté convivial qui confère à ce festival à taille humaine son côté incontournable.
Bières et bouffe prémium, stands merchandising, barbier, espace expositions, ateliers divers et variés constituent les autres points forts de cette messe de printemps dans ce Palais des Grottes qui a vu passer en d’autres temps, les Genesis, Judas Priest, The Who, Van Halen, Black sabbath … pour n’en citer que quelques uns… 40 ans plus tard, la magie opère toujours.
Même l’option choisie (vendredi-samedi), là ou de nombreux festivals misent sur le samedi-dimanche, fait l’unanimité car tu peux repartir tranquillos le dimanche avec cette journée tampon avant de reprendre le taf lundi matin.

Bref ! Que du bon. Paradise Lost, In Flames, Sick Of It All, Mass Hysteria, Bukowski en tête d’affiche et une pléiade de seconds couteaux de choix étaient au programme de cette 17ème édition.

Nous avons testé pour vous la journée du vendredi.

– Ouvrir un festival de cette ampleur, c’est un sacré pari car vous jouez devant un parterre clairsemé, face à une faible audience qui n’est pas encore « habitée ». C’est The Lumberjack Feedback, groupe lillois avec 2 guitaristes, un bassiste et deux batteurs qui avait ce redoutable honneur. Leur Doom instrumental, lancinant, hypnotique n’est pas vraiment la musique idéale pour « chauffer » une salle mais le combo lillois s’en est plutôt bien sorti.
– Après le doom, place au Sludge-Stoner-Doom avec Hangman’s chair. Le combo parisien, qui avait déjà à son tableau de chasse le Hellfest ou le Roadburn, fait l’unanimité dans la salle qui commence à se remplir. C’est abouti, maitrisé, triste, gris, narcotique mais irresistiblement bon.
– On change d’univers car vinrent ensuite les Rise of the Northstar, les rois du French Hardcore. Le groupe écume les salles et festivals européens depuis 5 ans et a ainsi forgé sa notoriété. Le groupe évolue dans un univers graphique centré sur la culture Otaku japonaise. Musicalement, ça cogne dur, visuellement, c’est d’une beauté fatale. Des gros riffs dans la pure veine Hardcore, un soupçon de Hip hop, de Rap et même de Thrash. Cela n’est pas sans rappeler par moment les californiens de Hollywood Undead, déguisements mis à part.
Paradise Lost, que l’on ne présente plus, était certainement le groupe le plus attendu de la première soirée. Le groupe Doom britannique, né en 1988, nous a proposé un best of de son répertoire, riche de 15 albums. Fini les pogos et la folie positive qui avait mis en ébullition la fosse durant Rise of the Northstar. Place au recueillement et aux riffs lancinants soutenus par la voix ténébreuse et caverneuse de Nick Holmes. Rien à dire, c’est pro, millimétré, le son est impeccable. On regrettera pourtant cette ambiance « trop » doom, faite de lumières bleues et rouge, à grand renforts de fumée, qui dégrade beaucoup le visuel et interdit les belles photos …
Sick Of It All fermait le bal de cette première journée. Les New Yorkais ont mis un bordel digne de ce nom dans la fosse grâce à leur Punk-Hardcore lourd et sautillant. Envahissement de la scène sur le morceau « Step down » qui clôturait le show. Les rois du NYHC ont encore frappé. A Cambrai cette fois-ci.

Le lendemain, In Flames, Mass Hysteria, Bukowski, Pogo Car Crash Control, Sticky Boys, Oddism, Virgil et Mortal Combo étaient à l’affiche.
L’association Nord Forge et ses quatre vingt bénévoles continue de faire des miracles. Rendez-vous en 2020 ! Et cette fois-ci, Metal Addiction fera les deux jours …

Affiche 2019 :
Vendredi 12 avril 2019 : Paradise Lost – Rise Of The Northstar – Sick Of It All – Hangman’s Chair – The Lumberjack Feedback
Samedi 13 avril 2019 : Mass Hysteria – In Flames – Bukowski – Pogo Car Crash Control – Sticky Boys – Oddism – Virgil – Mortal Combo
Le pass 1 jour était à 25 euros et le pass 2 jours à 40 euros en prévente.

 

 

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