Bully On Rocks #9, une copie presque parfaite

Si l’on met de côté une balance son qui rendait la voix peu audible sur certains concerts et l’utilisation intempestive des canons à fumée, cette neuvième édition du Bully On Rocks fut une parfaite réussite.

L’organisation avait réussi le pari d’un sold out, ce qui est de plus en plus rare dans le monde fermé des concerts hard-Rock régionaux. Il faut dire que la venue de Coney Hatch en headliner avait de quoi susciter la curiosité. Beaucoup d’entre nous, les plus âgés évidemment, avaient découvert et aimé le groupe canadien dans la première moitié des années quatre-vingt. Ils avaient produit trois bons albums avant de tomber dans les oubliettes. Et puis 30 ans plus tard, après que le frontman du groupe Carl Dixon ait eu à subir les conséquences d’un grave accident, le groupe remonte sur les planches et reprend l’aventure dans sa formation originale avec un nouvel album « Four » (2013).
Depuis, le groupe se fait rare en Europe, au point que la date du Bully On Rocks restera leur seule date française en 2019. Pour la soirée de Bully, Coney Hatch nous a livré une copie parfaite de son Classic Rock. Les compos sont solides, jouées avec une fraîcheur surprenante pour des gens qui ont commencé leur carrière il y a maintenant près de 40 ans. Nous eûmes même droit à « Marseilles » du mythique groupe australien Angels, que Coney Hatch a ressorti des cartons pour cette unique date française.

Avant Coney Hatch, il y avait Demon, un autre ressuscité des années 80. Le groupe britannique, né en 1979, avait fait partie de la fameuse NWOBHM au début des années 80. les anglais ont frappé très fort au point qu’il se murmure qu’ils pourraient être à l’affiche du Raismes Fest 2020. Les compères de Dave Hill ont égrené leurs standards comme « Night Of the Demon », « Into the Nightmare », « Sign of a Madman » ainsi qu’un somptueux « Life On The Wire »David Cotterill a montré toutes ses qualités de soliste.

Un Bully On Rocks sans une belle surprise n’est pas un Bully On rocks. Pour cette édition, HMMA a sorti de son chapeau RHR Redfern, Hutchinson & Ross, groupe britannique quasiment inconnu pour beaucoup d’entre nous, composé de trois virtuoses de la guitare. Troy Redfern , Jack J. Hutchinson et Mike Ross nous ont régalé avec leur Classic Blues-Rock teinté sudiste. Par moment, on ne sait plus où donner de la tête, une guitare chasse l’autre et quand les 3 guitaristes jouent en même temps, c’est une chimie, une explosion. L’ambiance est très psychédélique et visuellement vintage. Il s’agissait de leur premier concert dans l’hexagone et on espère vivement les revoir un jour.

Pour ouvrir le bal, c’est Tyson Boogie, le groupe de ch’Nord, qui s’y est collé. Inspirés par tout le monde, et ils jouent de ce concept, le trio assène un violent Hard-Speed-Boogie qui malmène nos cervicales, le tout dans un esprit totalement déjanté qui sent la sueur et la bière. Le groupe a ses fans et le public a rugi dès les premières notes de « Tyson Boogie » qui ouvrait le set.

Fidèle a sa traditionnelle communication, le Bully On Rocks a profité de la soirée pour annoncer les groupes qui feront partie de la dixième édition, le samedi 9 mai prochain. Tyketto, The Tip, Daxx Roxane et Freak Show seront à l’affiche pour un nouveau sold out prévisible. Inutile de dire qu’il est prudent de réserver, l’espace François Mitterrand de Bully n’étant pas extensible …

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