Sama’Rock Festival, coup de génie !

Un peu plus de 6000 festivaliers pour une première ! Mission accomplie pour les organisateurs du Sama’Rock qui ont réussi avec cette édition un véritable coup de maître, là ou d’autres organisations se cassent les dents. Le Pagan Folk, qui est maintenant reconnu comme une mouvance importante du Metal, ne disposait pas d’un événement digne de ce nom en France. C’est chose faite…

Gageons qu’avec le succès populaire qu’a connu cette première édition, malgré une météo détestable qui nous prive entre autre des images du concert d’Eluveitie, qu’il y aura une seconde édition et que l’événement deviendra pérenne.
Un tel cadre, une telle topographie des lieux (plaine descendante qui permet une excellente vision de la scène en tous points), un tel professionnalisme de l’organisation, chose remarquable pour une première, sont autant d’éléments qui peuvent faire espérer un Sama’Rock 2020.
Avec un tel cadre chargé d’histoire, les groupes se bousculeront pour venir jouer, d’autant que le bouche à oreille fera rapidement son oeuvre. Comme la très justement fait remarquer Chrigel Glanzmann, le frontman d’Eluveitie : « Nous tournons depuis 17 ans maintenant et jamais nous n’avons ressenti cela. Nous sommes vraiment émus de jouer sur cet oppidum chargé d’histoire. »

C’est Luc Arbogast qui a ouvert le bal le samedi, 3 heures de retard à cause de cette fichue tempête Miguel qui a bien failli faire capoter tout le projet. Il n’est jamais évident d’ouvrir un festival dans ces conditions. Le passage de la tempête a généré du retard et des soucis techniques à l’allumage mais Luc Arbogast a su faire preuve de sang froid et d’humour lors de son passage.
Son show, un poil trop court, a été apprécié à sa juste valeur par un public qui ne connaissait de lui que son passage à The Voice. L’homme à la voix de contreténor, qui écoutait du Heavy Metal à l’adolescence, distille une musique médiévale aux accents rock.
Ecoutez ce titre lancinant et envoutant ! Certes, nous sommes loin du brutal metal que nous écoutons par moment ici, mais cela reste totalement amazing !

Ce sont ensuite les suédois de Garmarna qui ont pris possession de la scène de l’oppidum. Les scandinaves proposent un souffle antique, païen, la beauté et l’exotisme de la langue suédoise portée par la féminité, une production folk très rock.
« Straffad Moder & Dotter » de l’album « Vittrad » a 25 ans d’âge.

Vinrent ensuite les français de Skald avec leur Pagan Folk français très influencé par la culture scandinave et la mythologie nordique. Encore un groupe dont le succès populaire ne se dément pas.

Pour clôturer la soirée, place à la tête d’affiche du samedi, Arkona. Les russes, qui ont déjà participé à tous les grands festivals européens sont très rares en France et leur présence sur l’affiche est déjà une réelle performance de l’organisation. Maria (Masha) « Scream » Arkhipova, la frontwoman du groupe, totalement habitée par ses chansons, nous a livré un show exceptionnel. Voici « V pogonie za beloj ten’yu », un des titres phares de la discographie du groupe. On regrettera juste le déclenchement du feu d’artifice alors que nous en étions qu’aux trois quarts du concert …

Dimanche, les gascons de Boisson Divine ont la chance d’évoluer sous le soleil, finalement très rare durant le week-end. Le groupe dont la formation remonte à une quinzaine d’années, écume les scènes depuis 5 ans et propulse un putain de bon Heavy Folk qui donne la pêche.
Jugez-en par ce titre de leur précédent album « Volentat », où l’accordéon se mêle aux guitares saturées. La joie de la fête, c’est sans aucun doute dans l’ADN du groupe. On espère les revoir un jour dans les Hauts de France.

Place à l’OVNI du week-end, les mongols de The HU, qui venaient d’en finir notamment avec le Rock Am Ring avant d’enquiller la semaine prochaine sur le Download et ensuite le Graspop, excusez du peu. La musique du groupe est un mix de musique traditionnelle mongole et d’indus heavy metal. L’engouement autour du groupe est énorme si l’on considère le nombre de vues sur leurs clips.
Le premier album du groupe, « The Gereg », doit sortir en septembre. Un réel succès en perspective.

Pour clôturer le festival, il fallait un grand nom et effectivement, le choix d’Eluveitie s’imposait. Les suisses arpentent l’Europe en long, large et travers depuis 17 ans maintenant avec un line-up qui évolue. Mais le groupe ne déçoit jamais. Au chant, Fabienne Erni a réussi à nous faire oublier Anna Murphy qui a quitté le groupe en 2016. Sa complicité avec Chrigel Glanzmann est totale et le mariage de la voix douce et de la voix growlée fait merveille. Les hits du groupe comme « Ategnatos », « King », « The call of the mountains », « Havoc », « Rebirth » etc jusqu’à la chanson finale « Inis Mona » suit une dynamique précise. C’est pro, rodé, ça se voit, ça s’entend. Malgré la drache du siècle, le public reste dans le coup jusqu’au bout et si il n’y avait pas cette pluie qui nous avait empêché de filmer, le scénario aurait été presque parfait … Voici néanmoins quelques images prises à la volée.


 

Nous remercions l’organisation, Ludovic Moignet, le boss de Somme Patrimoine, toute son équipe ainsi que la société Ginger, chargée de la coordination artistique pour ce travail fantastique qui a conduit à la mise en place et à la réussite de cet événement qui porte haut les couleurs de la Somme. Il ne nous reste plus qu’à espérer un petit frère pour le Sama’Rock 2019.

Le Sama’Rock 2019 est mort, vive le Sama’Rock 2020 !


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